• VIEILLIR

     

                                    VIEILLIR

     

    Soudain le temps a rétréci ;

    Nous n’irons plus jamais ensemble

    Frayer les sentiers sans souci

    Où nos pas s’inventaient un amble.

     

    Plus jamais la vie en nos corps

    N’épanouira la merveille

    D’un être neuf, dont le décor

    De notre avenir s’ensoleille.

     

    Plus jamais nous ne dormirons

    Sans peur d’une aube désastreuse,

    Ni n’effacerons de nos fronts

    Les rides que l’angoisse y creuse.

     

    Le temps emporte, amis, amours,

    Vos chants, vos rires, vos caresses,

    Et peut-être viendront des jours

    Où j’en  oublierai la tendresse.

     

    Mais vous serez, amours, amis,

    Dans les trous noirs de ma mémoire,

    L’envers généreux du semis

    Qui grain par grain brode une histoire.

     


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