• TOUSSAINT

                                    TOUSSAINT 

      

    Qui nous délivrera des matins gris d’automne ?

    Novembre anéantit les petits mots-vitrail

    Et le fil du silence où le chagrin frissonne

    Ride, de nos pensers, le sinistre attirail. 

     

    L’étoile disparaît au fil des heures sombres,

    Dans les flaques du temps, la mémoire s’endort.

    Le désir de poème au milieu des décombres

    Semble s’évanouir en évoquant la mort. 

     

    Sous l’encre de l’ennui l‘indigente voyelle

    Appelle la consonne en voile d’apparat.

    Niant le désespoir, la rime alors rebelle

    Retrouve, pour sa danse, un nouvel entrechat. 

     

    Les chansons de jadis font reculer l’angoisse

    Dans la vieille forêt d’images en sanglots.

    Sur le buvard du ciel s’enfuit l’ombre rapace

    Remettant en lumière Arlequins et Pierrots. 

     

    Hélas ! l’illusion tellement éphémère

    Qu’efface brusquement la pluie en petit grain

    Fait renaître, affligée, une noire chimère

    De souvenirs trop vifs d’où jaillit le chagrin. 

     

     

                            Mireille TURELLO-VILBONNET

     


  • Commentaires

    2
    germaine cartro
    Samedi 1er Février 2014 à 15:30

    JE VIENS D'ENTENDRE LE CHANT PATRIOTIQUE DES ITALIENS : C'EST MAGNIFIQUE, CELA ME DONNE DES FRISSONS !

    1
    germaine cartro
    Samedi 1er Février 2014 à 15:27

    COURAGE RAVIS -NOUS TOUJOURS DE TES BEAUX POÈMES ! JE T'ENCOURAGE MORALEMENT, PUISQUE JE NE PUIS RIEN FAIRE D'AUTRES HÉLAS ! LA COULEUR BLEUE EST PRATIQUEMENT ILLISIBLE ; CELLE-CI VA MIEUX ! JE T'EMBRASSE ET SUIS AVEC TOI DANS TES EPREUVES GERMAINE

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