• S.D.F.

       S.D.F. 

     

     

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Je n’aurai jamais eu la veine

    D’avoir câlin contre son sein,

    De faire à « maman » un dessin.

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Le temps de voir le jour – à peine –

    Je fus déjà quêtant l’amour,

    Et depuis le cherche toujours.

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Pour sa beauté, comme une reine,

    Je n’attirai que des pervers,

    À peine aima-t-on mes yeux verts !

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Je ne vis fuir, comme la Seine,

    Qu’amour fugitif inconstant,

    Amour donné, j’en ai eu tant !

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Le seul amour vrai que  j’emmène

    Est humblement venu d’un chien,

    Car il est fidèle, et c’est bien.

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    J’ai eu, douce chaleur de laine,

    L’amour pur d’un enfant indu,

    Amour qu’il m’a si bien rendu.

     

    Le cœur navré et l’âme en peine,

    Je porterai encor la chaîne

    D’amour donné, j’en ai eu tant,

    Pour le retour, il n’eut le temps.

     

    Le cœur glacé, l’âme sereine,

    M’en irai vers la vaste plaine,

    Seule toujours, dans la détresse

    De l’amour parti sans adresse.

     

    •                            Yvanne GIGNAT

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