• QUAND LA PORTE EST FERMÉE

     

    Quand la porte est fermée

     

    Elle n'en finit pas de guetter 

    Les ombres de la nuit,

    Les pas connus tant redoutés 

    Qui s'approchent avec bruit. 

    Les enfants s'enfuient se cacher 

    Car les peines sont tues.

    Elle sait qu'il revient éméché, 

    Qu'elle va être battue.

     

    Combien ne voient que la façade 

    Du compagnon plaisant, 

    Du confident, du camarade 

    Au discours séduisant, 

    Sans voir derrière la vitrine 

    Le sordide imposteur, 

    Maniant les poings et la badine, 

    L'ignoble violenteur.

      

    Pourtant elle va rester muette, 

    Intérêt familial, 

    Soigner ses blessures en cachette, 

    Orgueil matrimonial. 

    Elle craint de son mari infâme 

    L'énième humiliation 

    Faite à sa condition de femme, 

    L'injuste punition.

     

    Messieurs les juges, ce qui se passe 

    Quand la porte est fermée, 

    Vous l'ignorez! Ayez l'audace, 

    Devant femme opprimée, 

    De la voir D'ABORD en victime 

    De la bestialité! 

    Rendez-lui ses droits légitimes 

    Et toute sa dignité!

     

     

    « Celui qui bat une femme est un salaud qui se prend pour un homme »

     

     

     


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