• POÈTE... TOUJOURS!

     

     

    POÈTE… TOUJOURS !

     

     

    Dès mon âge enfantin, je taquinais la muse.

    Plus m’assaille le temps, plus mon ciel exalté

    Me fait aimer la rime, au point que l’on m’accuse

    De vivre de chimère et de débilité.

    N’aspirant qu’à la paix, je vis dans le silence.

    Je n’ai, lorsque j’écris, nulle prétention ;

    Sur l’arbre, doucement, la feuille se balance

    Et l’oiseau, comme moi, fuit l’agitation.

    Dans ce paradis vert, je m’emmure et m’isole,

    Cherchant l’essentiel m’aidant à composer.

    Le poète est ce fou privé de camisole

    Qui, sur cette planète, exclut de se poser.

    Il semble si lointain, méprise la broutille,

    D’un cœur à cœur de plume, il mène ses travaux ;

    Polymnie, amicale, attend sous la charmille,

    Sème dans son esprit des poèmes nouveaux.

    L’aède : un farfelu qui vogue loin du monde…

    Il contemple, il admire et médite sans fin ;

    Quand il trouve une image, il la chante à la ronde,

    Vivre de métaphore est son unique faim ;

    Alors, pourquoi cesser de commettre ces crimes

    M’apportant le bonheur un peu plus chaque jour ?

    Au fond de l’écritoire où sommeillent mes rimes,

    Je vis l'enchantement d’un authentique amour.

    Ne voyez pas en moi ce fâcheux trouble-fête

    Sans aucune raison voulant le condamner,

    Je m’enivre de vers pour me rasséréner,

    Alors, jusqu’au tombeau, je resterai poète.

     

     

                        Mireille TURELLO-VILBONNET

     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 23 Août 2012 à 14:14

    "Il est vrai que la muse est colombe d'espoir,

    Messagère fidèle des notes douloureuses

    Aussi bien que de celles, intimes et joyeuse,

    Dont les mots prononcés trahieraient la pensée..."


    Merci pour ce poème Mireille,

    Roselyne

     

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