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     La Dépêche du Midi, Haute-Garonne, 16 mai 2015

    Gérard Muller : «Un écrivain c'est quelqu'un qui ose écrire»

     Gérard Muller, l'auteur du roman «Les lauzes de Jujols» publié aux Presses Littéraires./ DDM X. de Fenoyl

     
    Gérard Muller, l'auteur du roman «Les lauzes de Jujols» publié aux Presses Littéraires./ DDM X. de Fenoyl
     

    Ancien ingénieur dans l'industrie spatiale, expert en pilotage de satellites, Gérard Muller a tourné une page de sa vie en 2012. S'il a conservé une activité de consultant auprès de PME toulousaines, c'est à l'écriture que ce jeune auteur de 66 ans se consacre principalement à travers l'atelier qu'il anime au sein de l'association Philémon et à travers ses romans, dont le dernier «Les lauzes de Jujols» vient d'être publié aux Presses Littéraires.

    Comment êtes-vous passé du pilotage de satellites à l'écriture ?

    C'est un long mûrissement. J'ai toujours aimé écrire mais à part quelques poèmes ou quelques sketchs à l'occasion de fêtes, je n'avais jamais franchi le pas. Je me suis décidé après mon départ à la retraite à apprendre vraiment avec un coach en écriture comme cela se fait beaucoup aux Etats-Unis. Je me suis lancé avec lui dans un premier roman, il m'a aidé à découvrir mon style, m'a donné quelques trucs d'écrivains et ensuite il m'a lâché. Aujourd'hui, j'en suis à mon neuvième ouvrage, huit ont été publiés à compte d'auteur et sur Internet et le dernier, chez un véritable éditeur, avec une diffusion nationale. Je viens d'en terminer trois autres pour lesquels je suis à la recherche d'un éditeur.

    Vous sentez-vous pleinement écrivain ?

    Oui, cela commence. Je fais partie depuis quelques semaines du Centre régional des lettres Midi-Pyrénées. Mais pour moi, un écrivain c'est avant tout quelqu'un qui ose écrire, après, on est plus ou moins doué… Mais je me sens plutôt romancier. Je compte beaucoup sur ce premier roman publié par un véritable éditeur pour avoir un retour, une confrontation avec les lecteurs, une critique constructive. Car on écrit d'abord pour être lu.

    Quelles sont vos sources d'inspiration ?

    Ma vie et mes rencontres. Je pars le plus souvent d'un personnage que j'ai connu, d'un endroit que j'ai visité et mon histoire se construit toute seule. Quand je démarre un livre, je sais rarement comment il va se terminer. C'est ce qui s'est passé pour «Les lauzes de Jujols». Je me suis inspiré d'une histoire vraie : celle de ce petit village des Pyrénées-Orientales ressuscité par un animateur de la banlieue parisienne et que j'ai découvert en allant visiter les gorges de la Carança. Pour la suite, j'ai tout imaginé. J'ai fait de Jujols un lieu maudit au cœur d'une légende catalane et qui va reprendre vie à mesure que ses sauveurs vont exorciser leur passé douloureux.

    Douze livres en trois ans, vous êtes prolifique ?

    Je n'ai pas écrit pendant soixante ans. Ma créativité, mes expériences et mes voyages ne demandent qu'à s'exprimer. J'ai un réservoir dans lequel je puise, sans en connaître ni le fond ni les contours. Et j'ai toujours eu beaucoup d'imagination. Je n'ai pas encore connu l'angoisse de la page blanche car je n'ai aucun souci pour trouver des scénarios et que matériellement, je ne dépends pas de cette activité d'écriture. Après avoir trouvé une nouvelle idée, très vite, mon stylo écrit tout seul, je ressens une véritable jubilation, une jouissance intellectuelle et je deviens, comme le disait Aragon, le premier lecteur de mes romans.


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