• MARS

     

    Sonnet 

      

    MARS

     

     

    En l’An deux mille quinze : ô siècle décadent !
    « Mars, peut-il rire encore, à travers les averses ? »*
    Dans un tournoi mortel d’illusions adverses,
    L’Orient belliqueux provoque l’Occident.

    Loin du chaos sinistre, existe cependant
    Un espoir d’esquiver du tourment les traverses,
    Éloignant à jamais les folles controverses :
    L’esprit de la colombe à l’envol transcendant.

    C’est le vœu du poète enivré d’absolu
    Et qui, pour ne pas voir ce monde dissolu,
    Veut charmer de sa plume ou peindre une aquarelle.

    En regardant l’azur, ce tendre créateur,
    Fuit l’horizon morose, inhume la querelle
    Pour nous offrir la paix dont il se sent porteur.

     

                                            * Théophile Gautier.

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET

     


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