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    13 novembre 2015

     

    Hommes qui débarquent, tels des voleurs,

    Couverts de la tête aux pieds

    Ne laissant que paraître leurs yeux,

    Leurs yeux remplis de haine et de colère.

     

    La peur s’installe dans la ville…

    Le sang coule dans les rues…

    Cris insoutenables des mourants,

    Pleurs de nombreux blessés.

     

    Les armes tenues à bout de bras

    Mitraillent sans un temps d’arrêt,

    Tuant hommes, femmes et enfants

    Sans distinction et sans aucune pitié.

     

    Caché dans l’ombre se trouve le Sang-froid.

    Après la stupeur surgit le Courage,

    Portant secours à ceux qui sont tombés,

    Sauvant une vie, réconfortant un mourant.

     

    À chacun sa couleur, ses mystères,

    À chacun ses prières, ses valeurs,

    Mais nous serons toujours debout

    Pour défendre la Liberté.

     

    On a eu tant de larmes,

    Tant de mots sur les murs,

    De bougies et de fleurs

    Pour changer le futur.

     

    Pour l’avenir de nos enfants,

    Pour qu’ils vivent dans un monde meilleur

    Faisons enfin vivre l’Amour

    Aujourd’hui et demain… Toujours !

     

    Mélanie PICHON (16 ans)

    29/11/2015

     


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  • Silence,

    Silence sur le tombeau,
    La paix règne entre les morts.
    Le brouillard disparaît du cimetière,
    Les fleurs fanent…
    Aucun bruit ne s’échappe…

    Silence sur les mots,
    Les paroles murmurées.
    Phrases correctes ou incorrectes ?
    Qu’importe, elles sont toutes là !
    Aucun discours ne s’échappe…

    Silence obscur,
    Plus de chiens qui aboient.
    Les cheminées cessent de fonctionner,
    Les lumières sont éteintes…
    Aucun cri ne s’échappe…

    Silence dans les maisons,
    La paix règne entre les pièces,
    Les portes ne claquent pas
    Des fenêtres closes
    Aucun grincement ne s’échappe…

    Silence sur l’orchestre,
    Tempo des tambours et trompettes,
    Les percussions s’enchaînent,
    Les cuivres ajustent la mélodie…
    Aucune musique ne s’échappe…

    Silence sur le champ de bataille,
    Les soldats à bout de force,
    Les détonations de bombes,
    Les frôlements de balles…
    Aucun claquement ne s’échappe…

    Silence sur l’homme,
    La bouche fermée ne raconte rien,
    Le mouvement n’exprime rien,
    Du soupir des voix
    Aucune rumeur ne s’échappe…

    Ceci est la loi du silence.

    Mélanie Pichon.

     


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  • Petite-fille de Jacqueline Escorihuela, Mélanie (14 ans) marche sur les traces poétiques de sa grand-mère. Pour preuve , les deux textes ci-dessous:

     

    Tristesse

    Dans ma solitude montent les souvenirs
    De toutes nos heures de bonheur,
    Dans les parfums mouillés se cache ton sourire,
    Pourquoi donc es-tu parti, mon cœur ?

    Le souffle léger du vent berce ma tristesse,
    Des oiseaux gris tournent dans le ciel,
    Le soleil sur ma peau est comme une caresse,
    Tes baisers perdus ont goût de miel.

    Alourdies par la pluie, les roses ploient leur tête,
    Les pensées bleues, en silence, pleurent ;
    Les abeilles bourdonnent un refrain qui m’entête,
    Pourquoi donc es-tu parti, mon cœur ?

    Mélanie PICHON
    28/05/2013

     

    Regrets

    L’océan est déchaîné,
    Il tombe une pluie fine,
    Je suis assise là,
    A regarder les vagues
    Se briser sur les rochers.

    La pluie glisse sur mes joues
    Et se mêlent à mes larmes
    Inondant mon visage.
    J’ai froid, j’ai tellement froid !

    Tu m’as fait tant, tant de mal,
    Tu m’as anéantie,
    Des bleus couvent mon corps
    Et mon âme, entièrement.

    Je reste là, à attendre,
    Les yeux noyés de larmes.
    Je ne veux pas rentrer
    J’ai froid, j’ai tellement froid !

    Pourtant, malgré tous ces coups,
    Malgré cette souffrance,
    Je t’aim’, je t’aime encor.
    Je ne reviendrai pas,
    Tu sais ; j’ai tellement froid !

    Mélanie PICHON
    09/02/2014


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  •                     Si…

     

    Si les câlins étaient des feuilles,

    Je te donnerais la forêt.

     

    Si les baisers étaient de l’eau,

    Je te donnerais la mer.

     

    Si les mots étaient une page,

    Je te donnerais les livres.

     

    Si les secrets étaient silence,

    Je te donnerais le vent.

     

    Si l’amitié était la vie,

    Je te donnerais la mienne.

     

                  Mélanie Pichon

                    31 mars 2014


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  • Petite marguerite

     

    Petite marguerite, tu es si jolie

    Avec tes blancs pétales,

    Petite marguerite, hélas ! Les jours passent

    Et fanent les couleurs…

     

    Ô pauvre marguerite ! Tu es si jolie

    Mais prends bien garde à toi,

    Dans le jardin bientôt les humains vont venir,

    Vite ! Cache-toi ! Vite !

     

    Petite marguerite, ils voudront te cueillir,

    Arracher tes pétales,

    Et sur ton cœur tout nu, petite marguerite

    Ne resteront que pleurs.

     

    Petite marguerite, ils sont enfin partis.

    Vite, sors de ton abri !

     

                   Mélanie Pichon (petite-fille de J. Escorihuela)

                      9 avril 2014


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