•  

    NOUVEAU RECUEIL

     

    NOUVEAU RECUEIL

     


    votre commentaire
  •  

    Complainte de l’orphelin


    Dans quelle main d’amour poserai-je la mienne
    Pour gravir le sentier qui mène à l’horizon,
    Malgré l’obscurité mutique et bohémienne,
    Impuissante à prédire une heureuse saison ?

    Juste après que le drame eut détruit ma famille,
    J’ai couché le chagrin dans les bras du sommeil.
    Depuis, chaque matin, le vent d’est éparpille
    Des adieux, sur mon front, torture sans pareil.

    Car, ne reviendront plus mon père, ni ma mère,
    Comme si la marée avait tout emporté :
    Leur visage, leur voix, cette vie éphémère.
    Reste le souvenir, ma seule vérité.

    Sur le sable où s’écrit mon avenir d’écume,
    Les coquillages blancs chuchoteront leur nom
    Pour une éternité qui chassera la brume
    En faisant chavirer ses vagues de linon.

    Le noir s’est imposé dans mon livre d’images,
    Mes crayons de couleur se cachent pour mourir,
    Même si le printemps livre ses témoignages
    De joie et de soleil aux larmes de saphir.

    Mille vergers d’avril perdent leur poésie,
    Quand la fenêtre vêt ses longs crêpes de deuil.
    La peur du lendemain, de la nuit, le sosie,
    Verrouille ma chaumière et campe sur le seuil.

    Mais bientôt, le futur verra l’aube nouvelle
    Semer de cœurs dorés l’île du Pour Toujours,
    Qui, par humanité, me prendra sous son aile
    Où m’attend, pour l’hiver, un berceau de velours.


    Marilène Meckler

    Tiré du recueil « Ces lumineux voiliers de l’âme »


    votre commentaire
  • Marilène Meckler a, pour sa part, obtenu en 2015 le prix international Philémon et le grand prix international Max-Firmin Leclerc pour son recueil inédit « Ces lumineux voiliers de l’âme » qui sera publié avant la fin de l’année.

    Le poème "Complainte de l'orphelin" en est extrait..

     


    votre commentaire
  • Femme

     

      

    Suis-je femme aux yeux d’or apprivoisant les hommes

    Perdus dans leur combat comme des enfants-loups ?

    En humble pécheresse ou croqueuse de pommes,

    Je ne vois qu’un bonheur aux visages trop flous.

     

    Suis-je fille du vent réveillant les chamanes

    Qui boiront à mes cils tout l’infini du ciel ?

    Passent mes chevaux blancs sur leurs mains diaphanes

    Quand parlent les esprits, dans un soupir de miel ?

     

    Impudique, ma chair se nourrit de caresses.

    Templière des sens que l’on jette aux démons,

    Suis-je l’amante aux seins pointant sous les ivresses,

    Baigneuse en ton regard mouillé de goémons ?

     

    Né de la source ailée où Dieu se désaltère,

    Mon amour aussi grand qu’un lever de soleil,

    Aussi pur que l’eau nue, est celui d’une mère.

    Il donne aux lendemains ses rimes de vermeil.

     

    Fi ! Les ambitions, je ne suis que ton ombre,

    Argile entre tes doigts, faible écho de ton chant,

    Pauvre oiseau dans ton cœur picorant la pénombre

    Pour gober la lueur de ton regard touchant.

     

     

                                                            Marilène MECKLER

     

                                            Poème tiré de son recueil « D’une petite voix »

                                          Grand Prix du Recueil 2012 SPAF Midi-Pyrénées

     


    votre commentaire
  •  

    GRAND PRIX 2012

        

       À présent installée en Tarn-et-Garonne, Marylène Meckler a donné de nouvelles preuves de son talent en remportant le Grand Prix 2012 du concours organisé par la délégation Midi-Pyrénées de la SPAF. Ce prix est attribué au poète obtenant le premier prix dans deux sections différentes et consiste en l'édition d'un recueil. C'est ainsi que Marylène Meckler s'est vu remettre, le 20 octobre 2012, un tirage à 70 exemplaires de Fenêtre sur cœur, dont on peut également lire la 4ème de couverture ici.

      

    GRAND PRIX 2012

      


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique