• LES POÈMES DU MOIS

    Gai Mariage ?   

    Mariage pour tous

     

    ou

     Germination tout terrain

    Après le droit de nuire avant de voir les cieux

     Voici celui qui vient unir en mariage

     Deux semblables humains qui veulent en ménage

     Posséder un enfant, ô combien précieux!

     

    Pour quelques égarés, quelle supercherie!

    Quel affront au vrai couple, aux fruits de leurs amours!

    Car la loi naturelle est celle qui toujours

    D'un homme et d'une femme a peuplé la patrie.

     

    Malheur à vous auteurs d'un laïque serment

    Et vous acteurs boiteux! cet enfant impossible

    A créer entre vous, peut-il être insensible?

    Vous l'amputez d'un bien, sans aucun sentiment.

     

    C'est lui qui doit souffrir dans la cour de l'école

    Quand à ses bons copains, à cet âge moqueurs,

    Il dit: '' j'ai deux papas, mais je cherche en leurs coeurs

    La douceur d'une mère et sa main qui cajole''.

     

    C'est elle qui la nuit revient le consoler,

    Il la voit, l'imagine, et pense un jour connaître

    La beauté d'un visage où se laisse paraître

    Ce regard plein d'amour...... qu'un autre a dû voler.

     

    Misérable destin! Ce manque irremplaçable

    Le condamne sans cesse à ne jamais serrer

    La main de ses parents qui l'ont vu respirer.

    Voilà la croix qu'il porte, elle est inguérissable!

     

    J'ai vu ce long calvaire offert à l'innocent,

    Blessé comme un oiseau chassé d'un nid sans âme,

    Où le devoir du sang semble un devoir infâme

    Où l'égoïsme est maître et l'amour indécent.

      

      

      

    Un acte très banal nous projette en ce monde,

     

    Le destin aux aguets mène aussitôt la ronde,

     

     

     

    Les couples attendris vont d'abord s'émouvoir,

     

    Avant le rituel dénommé leur devoir,

     

     

     

    Mais comment procréer avec un même sexe,

     

     L'alchimiste divin se révèle perplexe, 

     

     

    Impossible en ce cas d'avoir un rejeton,

     

    Et connaître dès lors un joyeux feuilleton,

     

     

     

    Le savant apparaît dans sa verve craquante,

     

    Proposant à l'amour la gélule manquante .

     

     

     

    « La nature » dit-il, « n'a pas fait son boulot,

     

    Suivez donc mes conseils et gagnez le gros lot,

     

     

     

    La science permet de sortir de l'impasse,

     

    Acceptez cependant son tour de passe passe,

     

     

     

    Mon beau laboratoire élabore des œufs,

     

    Pour permettre à chacun de combler tous ses vœux,,

     

     

     

    Ainsi, neuf mois plus tard naît l'attendu bipède,

     

    Croyez en l'institut, c'est bien le seul remède . »

     

     

     

    Devant l'éclosion d'une nouvelle fleur,

     

    Qu'importe le jardin pour cueillir le bonheur .

     
     P. de Lary Latour le 8-11-2012

     

     

    Georges LAFON

     

     

     

     


  • Commentaires

    4
    spaf mp Profil de spaf mp
    Mercredi 26 Juin 2013 à 15:02

    Il faut m'envoyer les poèmes par e-mail, pour que je les insère ensuite sur le blog.

    M.J. Bertaux

    3
    Mardi 25 Juin 2013 à 20:36

    l'auteur de ce poème est Germaine CARTRO, gcartro@gmail.com ; où dois-je mettre mes poèmes ? merci ; à bientôt.

    2
    spaf mp Profil de spaf mp
    Mardi 25 Juin 2013 à 15:48

    Merci pour le poème. Mais qui en est l'auteur? Nous aimerions le savoir.

    M. J. Bertaux

    1
    Mardi 25 Juin 2013 à 15:36

    Vous êtes chrétien, vous croyez donc en Dieu

    Dieu qui  laisse avancer chacun à sa cadence,

    Et qui nous a pourvus de la plus belle danse

    Celle qui nous permet de tutoyer les cieux...

     

    Il ne nous juge pas ; il nous regarde faire

    Pour gaîment avancer jusqu'à la Liberté ;

    Il inventa l'humour, la joie et la beauté,

    Notre corps, ce robot, on doit le satisfaire ;

     

    Sans à quiconque nuire il nous faut inventer

    Tout ce qu'il nous permet : cette grande aventure

    Où la religion barrant l'ère future,

    Sera bannie un jour : place à la vérité !

     

    Beaucoup d'enfants perdus ont un père, une mère,

    Qui ne les aiment pas, aimer il ne le peuvent ;

    Ils aiment le plaisir, et parfois ils s'abreuvent

    L'un à l'autre soudés par le plaisir, chimère

     

    Qui parfois s'arrondit : enfant qu'on ne veut pas !

    Tandis que tant d'autres : des hommes et des femmes,

    Et pourquoi ? sont en but à des couplets infâmes

    Ceux qui les ont écrits de l'enfant ne font cas !

     

    Les voici replongés dans l'histoire de France,

    Où le pape et le roi, règnaient faisaient la loi ,

    Où il était bien vu, plutôt de bon aloi,

    De mourir pour un Dieu regardant nos errances.

     

    Ces temps sont révolus, que ce vous plaise ou pas ;

    Ce qu'il faut à l'enfant : l'aimer d'un coeur sincère,

    L'étreinte du passé, lentement se desserre :

    Je dis tant mieux pour nous, nous avançons d'un pas !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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