• JUIN 2015 : LUMIÈRE(S)

     

     

     

    JUIN 2015 : LUMIÈRE(S)

     

     

     

     

     

     DUNES

     

                                       Aux sèves d’ambre et d’or des oasis de lumière,

                Lovés au creux de vos silences,

                Vos corps de sel aux embruns d’ocres et de feu,

                Chair pulpeuse de fruit mûr,

                Frissonnent vers l’impalpable du rêve

                Sous la harpe étoilée des vents bleus du désert.

                Et vos souffles, jusqu’aux arômes du temps,

          Sous les mantes rougeoyantes des ciels d’été

          Essaiment les goûts sauvages de l’écume enlisée.

                Aux laines vives des manteaux d’aurore,

                Les poussières de lune tissent les mâts rosés

                De vos grands lits d’ivoire.

                Et dans vos vagues chaudes,

                S’épousent des fleurs de sable 

                Sous l’étreinte moirée des soleils ondulants

                Jusqu’à l’extase sublimée,

                Jusqu’à l’onde mythique craquelée d’azur.

                Et vos flots crépitants

                Dans cet océan de murmures où se fige la vie,

                Dansent au pourpre des limons,

                Dénouant leurs chevelures de braise

                Dans la blondeur charnelle enlacée,

                Abreuvant les jarres des puits oubliés

                Aux sources du Monde…

     

                                                                           Anne-Marie Vergnes

     

     

    JUIN 2015 : LUMIÈRE(S)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vertige

    Comme Phénix aux ailes de feu
    Tu inondes le ciel de ta lumière
    Pareille à cet oiseau fabuleux
    Tu décores les nuées de tes éclairs

    Te rapprochant plus encore des étoiles
    Tu dardes l'espace de tes flammes dorées
    Jetant sur le monde un étincelant voile
    Illuminant ainsi océans et vallées

    Maîtresse éternelle de mes nuits
    Que tu embrases de tes chaudes couleurs
    J'aime te voir danser avec la pluie
    Dont chacune des gouttes reflète tes rougeurs

    Pyromane de la voûte céleste
    Et de toutes les terres où se fige
    Ce que tu frappes, comme la peste :
    Ô toi Fulgure, qui me donnes le vertige !

    Lorsque j'observe les gerbes que tu lances
    Tel un ardent soleil projetant ses rayons
    Au milieu des nuages qui s'avancent
    Au-dessus d'un monde... en perdition !

    Richard MAGGIORE

     

    JUIN 2015 : LUMIÈRE(S)

     

     

     

     

     

    Bien le bonjour l'artiste 

     

    Le bel astre du jour dans mon oeil s'incrustant,

    Un savant médecin je m'en vais consultant,

     

    Heureusement chaussé de ses lunettes noires,

    Il s'empare aussitôt de ses fameux grimoires,

     

    Ecoutons bien l'avis du sage praticien

    Avec la ferveur d'un rigoureux cistericien.

     

    « Mon ami, me dit-il, un peu de patience,

    Et ne faites pas fi de ma vaste science,

     

    Je n'ai jamais rien vu d'aussi blond et vermeil

    Logé dans un regard : ce rayon de soleil ! »

     

    Le docteur courageux se mit alors en quête,

    D'en faire sans tarder sa plus belle conquête.

     

    En extrayant hélas cet astre radieux,

    Foudroyé sur le champ, il monta dans les cieux.

     

    S'il vous arrive aussi, de voir cette lumière

    Dans le fond de votre oeil, nul besoin d'infirmière,

     

    Demandez au soleil d'entrer dans votre coeur

    Pour bien le colorer, aux teintes du bonheur,

     

    Accueillez le toujours comme un bon aubergiste,

    En lui disant heureux : bien le bonjour l'artiste !

     

    Georges Lafon

     


  • Commentaires

    1
    germaine
    Mardi 5 Avril 2016 à 10:11

    toujours très beau !

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