• L'oiseau bleu

     

    Il est venu, l'oiseau bleu,

    Se poser sur une branche,

    Présage d'un temps heureux,

    Près de la colombe blanche.

     

    Ses notes mélancoliques

    Ont déchiré les cieux

    Et sa plainte nostalgique

    Ému les halliers peureux.

     

    Il a chanté, l'oiseau bleu,

    Un chant d'amour, de prière,

    et dans l'azur vaporeux

    A tracé...un chemin de lumière.

     

    13 novembre 2016

     

     

     


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  • Les petits crapauds

     

    "Au clair de la lune"

    Un petit crapaud

    Cherche sa fortune

    Dessous de vieux pots:

    Aucune limace,

    Aucun vermisseau,

    Une ombre qui passe

    Lui fait faire un saut.

     

    Sur la pierre plate

    Une vraie beauté

    Debout sur ses pattes,

    Pustuleuse à souhait

    Luis fait des grimaces,

    Des gestes osés,

    Il en perd la face,

    En est tout gêné.

     

    La belle coquine

    Lui fait les yeux doux;

    Ah! Bonté divine,

    Il en devient fou.

    Alors pour conclure

    Ils vont se cacher

    À très vive allure

    Au cœur de la haie.

     

    La lune pudique

    Tire ses rideaux

    Sur les cris lubriques

    Des petits crapauds,

    Et la nuit soupire,

    L'amour est troublant,

    Tandis que s'étire

    Le soleil levant.

     

    11-12 novembre 2016


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  •  

    ...Et claquent les voiles...

     

     

    Je pleure avec les roseaux

    Le grand amour de ma jeunesse

    Je chante avec les oiseaux

    Les jolis mots de la tendresse

    Je ris avec les étoiles

    De tous les rires des enfants

                Et dans ma têt' claquent les voiles

                Du grand voyage qui m'attend.

     

    Je pleure avec le ruisseau

    Ces rêves fous de mon enfance

    Je chante aux coquelicots

    Ces mots bénis de l'Espérance

    Je ris avec les étoiles

    Des bonheurs comme des tourments

                  Et dans ma têt' claquent les voiles

                  Du grand voyage qui m'attend.

     

                                            12 novembre 2016

                                             Jacqueline Escorihuela

     

     


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  •  

    MÉMOIRE

     

    Mes chemins sont jonchés

    Des débris de mes rêves,

    Poussières mordorées

    Dans l’aube qui se lève.

     

    Ma mémoire aujourd’hui

    Doucement les efface,

    S’enfonce dans la nuit

    L’ombre floue de leur trace.

     

    Où s’en iront mes pas

    Sans but, vaille que vaille,

    Vers quel champ de combat,

    Quelle vaine bataille ?

     

    Jacqueline Escorihuela

    Septembre 2016

     

     

     


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  •  

    IL SUFFIT

     

    Il suffit d’une fleur emperlée de rosée

    Des trilles d’un oiseau dans le ciel envolés

    Il suffit d’un grillon criquetant son refrain

    Il suffit d’une main se glissant dans ma main.

     

    Il suffit d’une ondée sur la terre asséchée

    Il suffit d’un ruisseau sur son lit de galets

    Il suffit d’un regard embué de tendresse

    Il suffit d’un flocon doux comme une caresse.

     

    Il suffit de blés mûrs ondoyant sous le vent

    D’un toit ocre et moussu qui se cuivre au couchant

    Il suffit d’un vieux chant qui monte à la mémoire

    Et le bonheur est là, pour adoucir l’histoire.

     

    Jacqueline Escorihuela

    Septembre 2016

     


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