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    Les Hirondelles

     

    Vers des contrées plus clémentes

    Mes amies s’en sont allées

    Le silence enfle l’espace

    Et le ciel en deuil pleure leur absence

    Lorsque le soleil à l’horizon flamboyait

    Perles d’ébène sur les fils télégraphiques

    Leurs gazouillis leur fébrilité

    Laissaient deviner l’imminence de leur départ

    Un matin après avoir longtemps tournoyé

    Accompli moult piqués et autres acrobaties

    Ce fut l’envol !

    Le bouquet final !

    Mini-mirages dans l’immensité

    Leur ballet dans l’azur s’est évaporé

    Pour un long voyage mes amies s’en sont allées

    Emportant joies complicité et rêves d’été

     

                                                   Jeanny

     


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    L’été s’enfuit…


    Envolés les cris des enfants
    Le brouhaha de la foule
    Les musiques nasillardes
    La plage est vidée

    Effacés les châteaux de sable
    Les traces de pas sur la grève
    Les serments griffonnés
    La plage est dénudée

    Parasols tonnelles multicolores ont disparu
    Planches à voile et goélettes
    Se sont évanouies dans la brume naissante
    La plage est dépouillée

    Evaporée l’odeur des beignets chouchous ambres solaires
    Restent ici et là papiers huileux plastiques éventrés
    Témoins pathétiques d’une liesse fugace

    Les volets sont clos
    Les maisons fermées
    Les rideaux tombés
    La plage est désertée

    L’été s’est enfui emportant rêves rires et soupirs
    Le silence s’est installé
    Une à une les feuilles virevoltent en signe d’adieu
    La plage abandonnée meurtrie se souvient… et panse ses plaies !

     

    Jeanny

     


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    VESTALE !

     

    Seule,

    Tu contemples cette autre.

    Elle est ton reflet,

    Elle est... Toi,

    Mais... Tu es autre.

    Qu’ont-ils fait de Toi !

    Ta vie, dès l’enfance, fut spoliée.

    Vierge choisie

    Prêtresse sacrée

    Inaccessible beauté.

    De droits et d’honneurs on te gratifia.

    Tête haute tu demeuras.

    Le feu seul,

    Symbole familial du foyer,

    Tu alimentas et veillas !

    « Amata » la bien-aimée

    Jamais ne put aimer...

     

                   Jeanny Arnaud-Médici  

     

              VESTALE     VESTALE

     

     


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    Ami dans tes yeux se lisent

    Tant de souffrance

    Tant de désespérance

    Que nos cœurs chavirent

    Par-delà les frontières

    Par-delà les horizons

    Tes appels silencieux

    Nous les entendons

    Par-delà les frontières

    Par-delà les horizons

    Pour construire demain

    Vers toi se tendent nos mains

    Saisis-les ces mains ami

    Ensemble nous ferons

    Rejaillir l’éclat du soleil dans tes yeux

    Par-delà les frontières

    Par-delà les horizons

    Tu souris ami

    C’est le chant de l’espoir

    Que nous entendons ce soir

    Par-delà les frontières

    Par-delà les horizons

     

       (Poème extrait du recueil La valse des mots)

      

     


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    Jeanny Arnaud-Medici nous informe qu'elle vient de publier son premier recueil, La Valse des Mots, aux éditions ACALA.

     

     SON PREMIER RECUEIL


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