• GRAND PRIX HENRY MEILLAND

     

    Extrait du recueil « Girandole des adieux »
    Couronnes de sonnets

    L’alphabet du poète
    (Acrostiche)


    A voir le cœur souffrant d’incurable insomnie,
    B âtir un fol empire où règne Polymnie
    C ’est répondre à l’appel de la rime et des vers
    D ébarquant, impromptus, pour changer l’univers.
    É pouser l’écriture est presque un sacerdoce,
    F abriquer un doux rêve, en célébrer la noce,
    G randissime bonheur ! Ce plaisir sans défaut
    H ante notre mémoire et bien plus qu’il ne faut ;
    I gnoré d’un grand nombre hélas ! je le déplore !
    J amais ne s’offre en vain ce brillant mirliflore.
    K yrielle de vers de l’âme et de l’esprit,
    L ’indomptable verset des jours ombreux se rit.
    M iracle de la plume où le chagrin s’apaise,
    N égation du vide, heureuse parenthèse
    O ffrant à l’homme seul une belle oasis
    P our ne point succomber au chant de Némésis *
    Q uadrature impossible au rémittent mal-être,
    R assurant cependant, il faut le reconnaître.
    S pirale ensorcelante, univers radieux,
    Tes magiques effets restent mystérieux.
    U ltime et doux recours qu’ont laissé les anciens
    V oulant nous apporter d’ineffables soutiens
    W agnerien concerto, toi belle poésie
    X ylophone ou bien luth ? Qu’importe l’ambroisie ?
    Y ang et yin à la fois, par votre profondeur,
    Z appez de l’alphabet la primaire froideur..


    *Déesse de la vengeance.

    Mireille TURELLO-VILBONNET
    Grand PRIX Henry Meillant

     

    Recueil « Girandole des adieux » Sonnet

    Extrait de mon alphabet : « J »


    JEUNESSE

    D’un jugement sévère encourant l’anathème,
    Je chante cette époque aux plaisirs attachés
    Où, jachère d’esprit, les dogmes chevauchés,
    Une brûlante ardeur du fou printemps s’essaime.

    Qui de nous se souvient du petit matin blême
    Dans l’amoureux décor des charmes débauchés,
    Les ébats pleins de fièvre appelés des péchés
    Et, de ces vibratos, la violence extrême ?

    Donc, plaindre la jeunesse, arborant la vertu,
    Comme une fleur gisante, un émoi défendu,
    Quand le styx nous attend semble bien hypocrite !

    Des enlacements fols, comment faire le deuil ?
    Je perçois le courroux, me jugeant sybarite
    Du lecteur stupéfait au ton de ce recueil…

    Mireille TURELLO-VILBONNET

     


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