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    A l'ami Georges

     

    Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine

     

    Pour provoquer en nous la saine hilarité,

    Ton humour bon enfant si joyeux tambourine

    A tout esprit ombreux bien mieux que l'aspirine

    Et nous offre la paix et la sérénité,

    Trônant au sein du groupe en maître incontesté

    Car ta plume séduit sans être tartarine,

     

    Nous entraînant toujours loin de l'humeur chagrine.

     

    Tu gardes l'air badin mais sans frivolité.

    De bon gré maîtrisant la nouvelle doctrine,

    Que ce soit règle absconse, antique et vipérine

    Ou bien vers franc-tireur de la modernité,

    Tu mets, dans tout poème, un petit air futé.

    Dans ton heureux calame au parfum mandarine

    Nous percevons l'écho d'une folle clarine,

    Oui ! Ton charme subtil fait l'unanimité.

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET

    (mai 2012)


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    Sonnet à quatre mains avec l’ami Georges

     

    APPRENDS-MOI !

     

    Je t’offre ma rigueur mais apprends-moi l’humour, 

    Tes écrits sont toujours irisés de malice, 

    Vers un ciel plus léger, tout doucement je glisse 

    Et n’ai plus qu’un désir : trouver un calembour.

     

    La palette des mots germe dans ton labour, 

    Tu décrètes sur eux ta sévère police, 

    Ils brillent tous, dès lors, au sein de leur calice, 

    Pourquoi les reléguer au rang de troubadour ?

     

    Il règne en mes layons quelque ennui de façade, 

    Que tes éclats de joie en chassent le maussade, 

    C’est ce que je voulais et tu l’auras compris. 

     

    Malgré tes vers ombreux, tu veux rire quand même ? 

    Là, je suis satisfait car, enfin, tu souris 

    Trouvant dans ce partage une gaieté suprême. 

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET et Georges LAFON

     

     


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    À LA UNE

     

    En mars 2016, un ami nous a quittés en la personne de Georges Lafon, dont nous estimions tous tellement les qualités de cœur, les talents de poète et l'humour jamais en défaut.

    Nous avons eu à cœur de témoigner notre affection à Louisette, sa femme, en l'entourant dans la mesure de nos possibilités lors des obsèques de Georges, célébrées le lundi 14 mars dans l'église de Balma.

     

     LES FLEURS DE MON JARDIN de Georges Lafon

     

    Rêve 

     

    Une saison verra le jour,

    Pour accueillir la paix féconde,

    Même Vénus fera sa cour

    Aux sacripants de notre monde.

     

    Auréolé d'étoiles d'or,

    C'est le Parnasse qui s'enflamme,

    La poésie en son décor

    Mettra du miel au fond de l'âme.

     

    Le soleil dans son promenoir,

    Clignant de l'œil vers Mélusine,

    prendra l'envol au bal du soir,

    Avec la lune sa voisine.

     

    Apparaîtront les vrais bonheurs,

    Les concertos jouant sans trêve;

    Merci devins, grands prometteurs,

    De me donner au moins ce rêve.

     

    Georges Lafon

     (extrait du recueil Les fleurs de mon jardin)

     

    Aux vieux époux 

     

    Recevez quelques vers, c'est là votre héritage,

    Le chapelet des jours s'égrène en serpentin,

    Voici l'épais recueil des pages du destin,

    Elles disent l'exploit dont vous faites partage.

     

    Vos amis sont venus préparer l'accostage,

    Et vos cœurs généreux nous offrent leur butin,

    À tous les deux bravo d'aimer Saint Valentin ,

    Puis d'arriver au port sans aucun démâtage.

     

    La source du bonheur jamais ne se tarit,

    Votre jardin secret depuis longtemps fleurit,

    Cupidon l'a semé dans l'écrin d'une rose.

     

    Déposé par le ciel, brille un cadeau charmant,

    Étincelles d'azur, dont Vénus vous arrose,

    Il porte ce doux nom: Noces de diamant.

     

    Georges Lafon

    (extrait du recueil Paysages furtifs)


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  •                                                                Néo classique

     

    De la pluie et du beau temps

     

    Ne débattons jamais, dans une polémique,

    De la religion ou de la politique.

     

    Accueillons au parloir, instruits de ce conseil,

    La pleurnicheuse pluie et le joyeux soleil,

     

    Ces fumeux orateurs suivirent à la lettre,

    Notre avertissement selon leur baromètre,

     

    La reine du déluge et de la trombe d'eau,

    Accusa thermidor d'être un vrai chalumeau :

     

    « Vous prétendez bronzer le fragile épiderme,

    Mais du cancer, hélas !  Vous déclenchez le germe. »

     

    -  Vos larmes, lui dit-il, pourrissent ma saison,

    Les belles sous mes yeux, exposent leur toison,

     

    L'effeuillaison leur fait vaincre la canicule,

    Même les tournesols prennent ma particule »

     

     Vulcain et Jupiter navrés de ces discours,

    Mettent fin au combat, déniant tous recours :

     

    «  Beaux diseurs ! Apprenez que la terre féconde,

    A besoin de vous deux pour que tourne sa ronde,

     

    Grâce à vous le jardin devient un paradis :

    Ressemblant à Crésus, il a plus d'un radis »

     

     

    Georges Lafon

     


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  • Un espoir en automne

     

     

    Je vois hélas poindre l'automne,

    Les feuilles se revêtent d'or,

    L'été soudain nous abandonne,

    La forêt change son décor.

     

    Même l'azur se démantèle,

    Il ne retient des souvenirs

    Que notre amour, si peu fidèle,

    Voici le temps des longs soupirs.

     

    La sève fuit, elle profane

    Les végétaux fous de stupeur,

    Mais l'espoir vient en filigrane,

    A la lisière de mon cœur.

     

    S'estompe alors l'ombre du doute,

    Dans mon hiver naît l'arc en ciel,

    J'oserai donc prendre la route,

    Pour une autre lune de miel.

     

    Georges Lafon


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