• DANS LES PRÉS

     

    DANS LES PRÉS 

     

    Par les prés je courus ne me reconnaissant :

    Le vent doux, enjôleur, venait à ma rencontre ; 

    Cet air en mes cheveux qui m'enlaçait tout contre, 

    Ne se souvenait pas qu'il fut parfois glaçant ;

     

    Lors, nous étions unis ; ni parlant, ni pensant ; 

    Associés ensemble en l'osmose du monde ; 

    Pures joie et clarté dont le temps nous inonde, 

    Ne se profilait point le perfide, lassant 

     

    Châtiment ; mil plaisirs, mieux mil félicités, 

    Où nous nous confondions – ô ! merveille androgyne ! - 

    N'abdiquant pour autant nos personnalités...

     

    Nous savourions chacun, en nos deux coeurs soudés, 

    Centaure,centauresse, en un corps, j'imagine, 

    Nos âmes confondues en nos esprits scindés... 

     

    Germaine Cartro


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