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    Le 24 mars 2019, M. Mamy, maire de Sorèze, nous a rappelé - ou appris - que sa ville avait abrité une artiste aux talents multiples, Hellé Fontanilles.

    Voici ce qu'en écrivait en 2001 la Dépêche du Midi:

    Par où commencer ? Hellé Fontanilles a tellement d'activités, de souvenirs, et de projets, qu'il est difficile de retenir l'un plutôt que l'autre tant dans sa vie, tout compte, tout est histoire de passion, de désir.

    « Je ne pourrais pas vivre sans projets, il me semblerait que ma route est coupée. Il me faut des solutions de continuité », lance cette jeune femme de 88 ans. D'ailleurs, elle peut le dire, elle: le secret du bonheur, c'est de « s'oublier soi-même », c'est de multiplier les activités, parce qu'elles « stimulent ». 

    Et le journaliste est bien souvent obligé de poser la plume pour simplement écouter cette dame dont les yeux pétillent, qui ajoute à un récit une observation, une anecdote... Un de plus qui est pris dans ses filets...

    Ils sont nombreux, croyez-le. Dans sa boutique de la rue Lacointa, une ruelle qui serpente au pied du clocher Saint-Martin de Sorèze, où Hellé Fontanilles expose ses peintures, vend ses livres et ses poupées, on se sent bien. « Les gens me le disent. Les personnes me font beaucoup de confidences », glisse-t- elle. Elles lui parlent comme à une amie et s'ouvrent, à l'abri des regards. « Et puis, elles reviennent me voir. »

    La boutique est même le lieu d'un pèlerinage pour quelques fidèles. Pour ceux, en tout cas, qui prennent le temps d'une balade buissonnière. Aujourd'hui, note Hellé, le touriste a bien changé et le randonneur, dont la sortie du dimanche est chronométrée, glisse sur sa vitrine...

    DEDICACE A REVEL

    Hellé Fontanilles vient de sortir un recueil de poésie (chez Anne-Marie éditeur, à Sorèze). Samedi 16 juin, elle le dédicacera à la librairie du Beffroi, à Revel, de 14 heures à 16 heures. « L'Envol du poète » rassemble des poèmes qu'elle a écrits tout au long de sa vie. Les plus anciens sont de 1929. « J'avais essaimé... » Aujourd'hui, elle propose ce voyage à travers son existence par l'intermédiaire de poèmes « où il m'a fallu réfléchir sur moi-même ou sur un événement de la vie».

    Mais ne croyez pas que l'écrivain s'arrête en si bon chemin. Hellé Fontanilles s'est lancée dans l'écriture d'un autre livre, « Une petite fille parmi tant d'autres », un récit de sa jeunesse.

    Peut-être y expliquera-t-elle, le pourquoi de son prénom, « Hellé ». « On croyait que j'étais un garçon, j'avais un frère jumeau. On devait m'appeler Maurice »... A cette époque, il y avait un roman à la mode dans lequel l'héroïne portait ce prénom. Son oncle l'a suggéré. Et comme, dans la famille, on aimait bien la mythologie grecque, il a convenu. Hellé a d'ailleurs hérité de cette tradition: « Je croyais à la présence des esprits dans les arbres. Mon meilleur confident était un vieux poirier. »

    Une fois par mois, Hellé Fontanilles se rend au café philo de Durfort où, récemment elle est intervenue sur le thème de l'intuition. Elle fait partie, à Sorèze, d'une commission sur le tourisme et regorge d'idées sur ce sujet. Quand il fait soleil, elle peint. Quand le temps est gris, elle dessine, ou fabrique des poupées, son violon d'Ingres. Elle a créé une poupée traditionnelle à laquelle elle a donné le prénom de sa grand- mère maternelle, Anaïs. Elle soigne aussi son jardin... Sans doute y a-t-il encore bien d'autres choses. Ce sera pour une prochaine rencontre.

    Jean-Noël GRO

                                                                                                                                                                                      La Dépêche du Midi
     
     

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    Les Français déprimés par leur littérature

    http://www.lefigaro.fr/livres/2013/12/27/03005-20131227ARTFIG00365-les-francais-deprimes-par-leur-litterature.php

      • Par Mathieu Rollinger
      • Mis à jour le 27/12/2013 à 17:43
      • Publié le 27/12/2013 à 17:33

    Victor Hugo et son «bonheur d'être triste».

    Pour l'hebdomadaire britannique The Economist, les responsables du pessimisme et de l'amertume ambiante en France sont à chercher du côté de ses grands écrivains. Les Anglais appellent cela notre «mal culturel».

    Si les Français ont le cafard, c'est la faute à Voltaire1. S'ils sont moroses, c'est la faute à Rousseau2. De l'autre côté de la Manche et de l'Atlantique, les Français sont catalogués comme des personnes portant sur leurs épaules toute la misère du monde. Plusieurs articles de la presse anglo-saxonne se sont déjà inquiétés de l'état moral des Frenchies 3. Mais cette fois, The Economist pense avoir décelé un élément d'explication à ce spleen généralisé, dans un article titré «Bleak chic»4, littéralement le chic maussade.

    Quelques indicateurs statistiques plus ou moins fiables - le bonheur est un concept difficile à mesurer - confirment ce stéréotype qui nous colle à la peau. Plus déprimé qu'un Ouzbek, plus pessimiste qu'un Albanais, aussi malheureux qu'un Grec, le Français moyen ne semble pas heureux alors qu'il vit dans un pays développé et moins touché que d'autres par la crise économique. Le taux de suicide dans l'Hexagone est le plus élevé d'Europe occidentale après la Belgique5. Le journal britannique en déduit que cette fatalité contagieuse est ancrée dans les gènes des Français comme un mal culturel.

    La tradition du misérabilisme

    Pour The Economist, si le concept de la tristesse est culturel, on devrait forcément en trouver des traces dans la littérature. Le champ lexical autour de cette notion est d'ailleurs prolifique: anomie, désolation, aigreur, bourdon, désenchatement, morosité, spleen, etc. Mais surtout, les étagères de nos bibliothèques sont remplies d'œuvres qui permettent de dérouler ces «cinquante nuances de noir». Nos auteurs les plus illustres broient du noir, ce qui instaurerait une certaine tradition du pessimisme.

    Une coutume qui remonte au XVIIe siècle, avec René Descartes 6qui institue le doute comme premier réflexe de tout bon philosophe. Et il n'est pas le seul responsable. Chez les Lumières, Voltaire7 se moque allègrement de l'optimisme de son personnage Candide. Chateaubriand 8dans René caractérise «le mal du siècle» vécu par cette jeunesse «misérable, stérile et désenchantée». Le poème Melancholia, où Victor Hugo 9évoque le «bonheur d'être triste», en étant intégré aux programmes scolaires, habitueraient les élèves français à trouver une beauté artistique dans ces mornes sentiments.

    La Pléiade du noir

    Les exemples de ce types de manquent pas. Difficile de parler de Charles Baudelaire 10sans évoquer son spleen, sujet central de plusieurs de ses poèmes. Ce même Baudelaire qui dans ses correspondances avec sa mère écrit: «Ce que je sens, c'est un immense découragement, une sensation d'isolement insupportable, une peur perpétuelle d'un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque». Une ode à la joie de vivre. n'est-ce pas?

    Albert Camus 11et Jean-Paul Sartre 12auraient «adopté l'ennui comme un mode de vie et philosophique». Françoise Sagan 13a intitulé son premier roman Bonjour tristesse, qu'elle ouvre avec cette complainte: «Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse». L'article cite également «les personnages de Michel Houellebecq 14qui mènent invariablement une existence vide, souvent sordide, et sont toujours déçus». Tous ces auteurs, chéris par les lecteurs français, participeraient à la vaste institutionnalisation de la culture de la morosité.

    La déprime comme force créative

    Pourtant, derrière ce lourd diagnostic, on pourrait trouver des vertus à ce pessimisme ambiant. Pour The Economist, «cette négativité a stimulé la créativité française». Le scepticisme et le refus de l'autosatisfaction aurait permis l'innovation culturelle. «Ce pays trouverait un certain plaisir à être malheureux», résume l'économiste française Claudia Senik. Ce qui fait dire à l'hebdomadaire anglo-saxon: «La France aurait-elle offert l'existentialisme au monde si Sartre avait été un joyeux luron?».

     

     


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    Le haiku et le tanka sont des formes connues, mais il en existe bien d'autres. P. Gabarra nous communique quelques rappels sur les deux premières, et une liste des autres:

     

      

    HAÏKUS. 

     

     

     

    Le haïku se compose de 3 vers de 5/7/5

     

          pour un total de 17 syllabes. 

     

    Pour plus de renseignements :  

     

    Contacts : afh@afhaiku.org (France)

     

     

     

     

     
     

    Voici deux exemples de haïkus : 

     

    Au petit matin 

     

    Du lait versé sur la table 

     

    Le miaou du chat. 

     

                                ©Pierre GABARRA  

     

     

    Revêtu de brume 

     

    Mon ombre parée de gris 

     

    Silence dautomne. 

     

                                 ©Pierre GABARRA  

     

      

    TANKA. 

     

     

     

    Le tanka se compose de 5 vers de 5/7/5/7/7

     pour un total de 31 syllabes. 

     

    La première partie est composée

    dun tercet 5/7/5, 

     

    La deuxième partie dun distique 7/7, 

     

    Une pause est nécessaire à la fin

    du premier tercet. 

     

    La seconde partie soit le distique est

    une réponse au premier tercet. 

     

     

    Pour plus de renseignements : 

     

    Contacts :

     

     editions@revue-tanka-francophone 

     

    (Québec) Directeur Patrick SIMON. 

      

    Voici deux exemples de tanka : 

     

     

     

    [Aux premiers matins 

     

    Telle rose épanouie 

     

    Vous resplendissiez !] 

     

    ***** 

     

    [Votre teint de porcelaine 

     

    Ce jour a jamais fané.] 

                                ©Pierre GABARRA  

     

     

    [Lassé des tourments 

     

    Quen mon cœur vous agitez 

     

    Tant à ce jour ; versées,] 

     

    ***** 

     

    [Jai décidé de sécher 

     

    Mes manches mouillées de larmes.] 

                              ©Pierre GABARRA  

     

     

     

      

    FORMES CLASSIQUES JAPONAISES 

     

      

    Haïku : 5/7/5 (3 vers) de 17 syllabes.

     

    Haïga : 5/7/5 (3 vers) de 17 syllabes, description d’œuvres d’art, même forme que la Haïku. 

     Scifaïku : 5/7/5 (3 vers) de 17 syllabes, Haïku de science fiction.  

     Senryû : 17 syllabes au total réparties librement en 2,3,4 vers ou plus (style humouristique) 

     Katauka : 5/7/5 (vers) de 19 syllabes. 

     Dodoïtsu : est une forme de poésie japonaise développé vers la fin de la Période Edo. Il traîte souvent de l’amour ou il est de facture généralement comique. Le dodoitsu se compose de quatre lignes de 7/7/7/5 (Vers) 26 syllabes. 

     Kyôka : 5/7/5/7/7 (4 vers) de 31 syllabes.(style humouristique) appelé aussi (chant fous). 

     Tanka : 5/7/5/7/7 (5 vers) de 31 syllabes. Il se compose en deux parties,la première est constituée d’un tercet (5/7/5), la deuxième d’un distique (7/7). Une pause est nécessaire à la fin du premier tercet. La seconde partie soit le distique est une réponse au premier tercet. 

     Sedôka : 5/7/7/5/7/7 (6 vers) de 38 syllabes.Un "Sedôka" comprend deux changements de direction
    à la fin de la 3ème ligne
    ( changement brusque )
    à la fin de la 5ème ligne ( changement doux)

     
    b- Les deux séquences (katauta) traitent un même sujet de manière différente.

    Bussokusekika : 5/7/5/7/7/7 (6 vers) de 38 syllabes.(doit parler de l’empreinte du bouddha.) 

     Chôka : 5/7/5/7/5/7/5…/7/7 se termine par deux vers de sept syllabes. (Illimité) 

     Kasen : Suite de 36 haïku. 

     Haïbun : court texte en prose + haïku. (illimité) 

     Gogyoshi : (poème de cinq lignes) est un mot japonais utilisé pour définir un poème dont les versets sont libres et écrits en cinq lignes. 

      Poème d'adieu : l'écriture d'un poème d'adieu, écrit dans le style waka (cinq vers, et généralement cinq, sept, cinq, sept et sept mores respectifs.) 

     Un gogyoka : (poème de cinq lignes) est une forme de poésie japonaise Contrairement au tanka, le gogyoka ne requiert pas un nombre spécifique de syllabes dans ses vers. L'unique contrainte réside dans le fait qu'il comporte cinq vers. (Il se caractérise par deux grands temps de pause entre la ligne 2 et 3, et les lignes 4 et 5.) 

     Le goieka : est une forme de tanka utilisé pour glorifier un lieu sacré, en particulier un temple bouddhiste. 5/7/5/7/7 (5 vers) de 31 syllabes. 

     Le renku : les tankas sont écrits par le même poète. 5/7/5/7/7 (5 vers) de 31 syllabes. 

     

    Si le cœur vous en dit, il ne reste plus qu'à vous exercer!

     


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    Ce mercredi 15 mai, Mireille Turello-Vilbonnet nous a fait partager le résultat de ses recherches sur le poème en prose.

     

     

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