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    NICE, UN 14 JUILLET…

     

     

    La chaleur s’esquivant dans la brise du soir,

    Le peuple fraternel rêve, d’humeur si gaie…

    Un grand feu d’artifice illumine la baie

    Bercé par le ressac de la mer en miroir.

     

    C’est le bouquet final… Sans même un au revoir,

    Combien sont disparus, mon Dieu, l’horreur est vraie !

    Quand la folie humaine, abominable ivraie,

    Plonge des nations au cœur du désespoir.

     

    Les fleurs ont recouvert la promenade triste

    Sous le ciel bleu d’azur, toile surréaliste,

    Ceux qui restent debout, pleurent silencieux…

     

    Et les anges meurtris rejoignent les colombes…

    Le touriste à nouveau chemine, insoucieux,

    Sans plus se souvenir qu’il marche sur leurs tombes !

     

     

    Aline MUSCIANISI

    Juillet 2016

     


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  • QUAND PARAÎT LE SOLEIL DE MINUIT

    (Ode royale)

     

    Terre de charme et de mystères

    Où géants, dragons, et lutins

    Peuplent les longues nuits austères

    Scrutant les rais diamantins

    De l’aube légère, infinie,

    Prélude d’une symphonie,

    Un récital improvisé

    En réponse au morne silence,

    Une fontaine de jouvence

    Où Sibeliusaurait puisé.

     

    Pays façonné par la glace

    Avec son cortège d’îlots

    Fantômes de brume fugace

    Surgissant au milieu des flots ;

    Ainsi s’éveille la Finlande

    Recevant le jour en offrande

    Pour quelques temps bénis des dieux

    Où Päivä2 jamais n’incline

    Sa douce splendeur opaline

    Par-delà le versant des cieux.

     

    Aline MUSCIANISI

    1 Sibelius : compositeur finlandais

    2 Päivä : dieu soleil dans la mythologie finnoise

     


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    ÉDITH


    Dans un théâtre obscur, le visage éclairé,
    Comme né d’un tableau du peintre Caravage,
    Livre avec passion le troublant avivage
    D’un chant vibrant d’amour rose et noir diapré.

    « Sous le ciel de Paris » l’accordéon nacré
    Emporte dans « la foule » une « java » sauvage 
    Et les « flons flons du bal », quand, seul sur le rivage,
    « Milord » se voit ravir l’être tant adoré.

    Fuyant l’heure défunte et l’existence infâme
    Elle offre obstinément le talent de son âme,
    La prunelle, le cœur, toujours remplis d’espoir.

    Émouvante figure au reflet de l’aurore
    Que figea le destin dans un triste au revoir …
    « Mon Dieu » ne pouvais-tu nous la laisser encore ?!


    Aline MUSCIANISI
    Octobre 2013 (Cinquantenaire de la mort d’Édith Piaf)


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    L’UNIVERS DU POETE

    (Gérardine)

     

      

    LE POETE NOUS OFFRE UN MONDE SINGULIER,

    De la beauté, toujours, se fait visionnaire,

    Car sa plume dansante au clair du chandelier

    Sublime le réel, occulte l’ordinaire,

    Recherche le trésor caché sous le hallier. 

     

    Puisant au creux de l'âme un souffle liminaire,

    Il cueille de l’esprit l’éternelle vigueur

    Pour adoucir les maux par un imaginaire
    Où détresse et chagrin se griment de langueur.

     

    Son être insaisissable, avec la métaphore,

    Raille l’heure maudite et son cadran fugueur
    Magnifiant l'amour, il veut y croire encore.

    Il coule, en alchimiste, un quatrain-bouclier
    Pour chasser d’ici bas l’ennui qui le dévore,

     

    ET NOUS OFFRE, AMICAL, UN MONDE SINGULIER.    

     

                             

                                                                            Aline MUSCIANISI

     


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    VOYAGE ONIRIQUE

     

     

    Je connais les sentiers d’un royaume paisible

    Où la plume amicale emporte les sanglots

    Mais ne sait le parfum de la beauté des mots

    Qui dansent dans la brume au-delà du visible.

     

    Marée obscure et lente, à nos yeux illisible,

    Du monde imaginaire irisé de halos,

    L’aquarelle-bonheur,  menthes et mélilots,

    Rend aux vagues des jours l’espérance plausible.

     

    Le tourment s’effiloche en des rivages bleus,

    La promesse renaît d’horizons fabuleux,

    Encre mon parchemin des nuances d’aurore.

     

    Sous l’ambre de la nuit le chagrin s’est perdu.

    L’opacité du ciel sur l’onde s’évapore…

    Par les ruisseaux du vent retentit l’impromptu.

      

      

      

    Aline MUSCIANISI et Mireille TURELLO-VILBONNET

     

     

     


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