• Gérardine

     

    IL PLEUT SUR L’AVENIR

     

    L’espoir, vaincu, gémit dans cette déferlante !

    Devant un ciel si bas, le temps perd la raison.

    Cette saison se meurt, ombrageuse et dolente,

    Et les anciens de dire « Il n’est plus de saison,

    Le rayon de soleil : une étoile filante ! »

     

    L’Olympe entre en courroux, juge par pendaison,

    Puisqu’il a méprisé la nature insolente,

    Hélios ou Phoebus désertant l’horizon,

    Ce dieu si fainéant qui geint et se lamente.

     

    Le principal fautif ? Ce terrien sans respect

    Détruisant la planète en sa course vénale

    Qui, du triste massacre, est le premier suspect.

     

    Nous assistons, hélas ! à la mort violente,

    D’une Terre-beauté qui n’en n’a plus l’aspect,

     

    L’espoir, vaincu, gémit dans cette déferlante !

     

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET

     

     


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                                    NUIT FACTICE

      

                Dans l’hémisphère sud où décembre s’enivre

                Sous l’alizé si doux, d’un ti-punch avalé,

                La Matinik1 attend Jésus auréolé,

                Céleste heureux présage écrit sur le Grand Livre.

     

                Noël veut, du jumeau2, qu’il se couvre de givre,

                Emmielle sa farine et cuise un pain moulé

                Aux épices : cannelle, anis vert étoilé,

                Quand les joyeux santons, vers la crèche vont suivre.

     

                Filaos et sapins, prêtez tous deux vos bras !

                Célébrez l’enfant-dieu sans le moindre embarras,

                Face à la mer turquoise ou la cime neigeuse.

     

                Quel site bien choisir, nordique, tropical ?

                Toujours brille au-dessus, géante Bételgeuse3,

                Inaccessible paix en ce monde bancal.   

                            

                                                                 Michèle GRISCELLI                          

       

                1 – La Martinique, en créole martiniquais.

                2 – L’autre hémisphère : nord.

                3 – Etoile supergéante rouge dans la constellation d’Orion.

     


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                                 MA FLEUR DE PAVOT

     

            

                         Ô  toi ma dulcinée, infante de l’amour

                         Élégante corolle aux teintes sibyllines

                         Ton parfum fait pâlir les roses des collines

                         Et craindre du repos l’impossible retour !

     

                           Voluptueux élans, conscience amollie,

                           Arôme sans égal, miraculeux poison,

                           Ton reflet amarante enivre ma raison

                           Dans le silence fauve et la mélancolie.

     

                           Ma muse s’est pendue au coquelicot noir,

                           Je subis, nuit et jour, son ardeur rougissante,

                           Prisonnier, à jamais, du venin qui me hante,

                           Et cherche dans ses bras la langueur-nonchaloir.

     

                          L’ivresse alors me gagne, obscurcissant ma vie,

                         « Que de jours sans soleil, que de nuits sans pavot » !*

                          Le poète a connu l’esclavage dévot,

                          Souffrant de mille morts l’ardeur inassouvie

     

                         Extase imaginaire au capiteux séjour,

                         Mon cœur reste captif d’un sortilège étrange,

                         Es-tu donc l’avatar du Démon ou d’un ange ?

                         Ô toi ma dulcinée, infante de l’amour !

                                

       

                                                         Mireille TURELLO-VILBONNET

    • Lamartine

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    À LA UNE

     

    Est-ce dû aux circonstances dramatiques? au temps brusquement refroidi? Toujours est-il que ce fut un salon "intimiste", pour reprendre l'heureuse trouvaille d'une participante.

    Les poètes, eux, étaient venus comme les années précédentes s'installer avec plaisir dans la salle agréable mise à la disposition de la S.P.A.F. par l'Association pour le Développement des Animations Culturelles de Sorèze que préside Anne-Marie Denis.

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Froid peut-être, mais soleil à travers les vitres et joie de se retrouver!

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

     

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Anne-Marie-Vergnes, Michel et Éliane Léon.

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Anne-Marie Forestier entourée de ses œuvres.

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Guy Reydellet installant les siennes.

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Deux Tarn-et-Garonnais, Richard Maggiore et Jacqueline Escorihuela.

        SORÈZE 22 NOVEMBRE     SORÈZE 22 NOVEMBRE SORÈZE 22 NOVEMBRE

    Des sourires...

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE   ...et du sérieux. 

     

    Le récital proposé par la délégation Midi-Pyrénées de la S.P.A.F. se déroulait cette année en fin de matinée. Roselyne Morandi avait agencé la succession des textes, choisis dans trois de nos recueils collectifs, de façon à mêler judicieusement l'humour et l'émotion.

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

                                                 

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

    SORÈZE 22 NOVEMBRE

     

     À LA UNE

     

     

     

     


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    PAYSAGE DE TOUTE GUERRE

     

    Un regard perdu, presque vide,

    Racine fragile sur sa terre

    Visage vieilli, même sans ride,

    Voilà l’enfant de toute guerre.

     

    Usés, la mémoire lessivée,

    Tous leurs souvenirs en jachères ;

    Leurs fils, perdus ou massacrés,

    Voilà les vieux de toute guerre.

     

    Des maisons brûlées, saccagées,

    Les biens pillés, même par leurs frères

    Paysages sanglants et désolés ;

    C’est le visage de toute guerre.

     

    Des fanatiques sans parole,

    Des monstres, sans idéaux, sans frontière,

    Des terroristes qui en rigolent,

    Ce sont les artisans de toute guerre.

     

    Une expression énigmatique,

    Mourir en héros, Pour quoi faire ?

    Armés d’une ardeur mélancolique,

    Voilà les soldats de toute guerre.

     

    Et moi, impuissante et statique,

    Tendue, refoulant ma grande colère

    Ne serais-je pas pas pathétique,

    Menottée, bien loin de toute guerre.

     

    Anne-Marie Forestier


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