• 1994

     

    Mar…tinet dans le ciel annonçant les retours

    Celle… à qui je redis merci pour ses appuis

    … same ouvrant mes vers au jury d’un concours

    Gui…dant mes premiers pas moins hésitants depuis

     

     

     


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  • Nous pourrons bientôt découvrir le dernier ouvrage de Michèle Griscelli, dont nous parle chaleureusement Mireille Turello-Vilbonnet.

     

    ILS NE M'ONT PAS LAISSÉ LE TEMPS

     

     

    « ILS NE M’ONT PAS LAISSÉ LE TEMPS … »

    Tel est le titre de l’intéressant ouvrage publié par Michèle Griscelli que je viens de lire avec autant de bonheur pour la seconde fois (j’avais lu le tapuscrit).

    Lecture particulièrement plaisante  grâce à un style clair, précis, qui ne s’encombre pas (comme tant d’autres aujourd’hui) d’une pléthore « d’effets de manche » littéraires aussi inutiles qu’ennuyeux. 

    Suite d’articles séquentiels, ce récit facile d’accès, apporte au lecteur l’éclairage qui souvent  manque sur ce qu’on a appelé pudiquement « les évènements d’Algérie »  A l’époque  beaucoup  de « métropolitains »  emmurés   dans des obligations et des conflits intérieurs secondaires n’ont perçu cette épisode dramatique que de manière éthérée  alors qu’il s’agissait  d’un véritable basculement de l’histoire. 

    L’auteur nous offre une lecture documentaire très étayée  mais ce qui constitue  toute l’originalité de l’œuvre c’est l’angle choisi afin de nous offrir des informations historiques  à travers la saga harmonieuse d’une famille et le regard d’une enfant « née là-bas » qui tente de décrypter, au milieu de ses petits bonheurs quotidiens, l’incompréhensible jargon des grands. 

    Il est surprenant et attendrissant de constater combien Michèle Griscelli a pu conserver intacte la fraîcheur de ses ressentis enfantins : monde heureux inconditionnellement  contrastant avec  la violence, la cruauté de la folie humaine.

    Instructif par ses données  historiques, parfois savoureux dans ses évocations familiales, toujours plein d’une pudeur qui  caractérise l’auteur  dans son attachement à ses racines, c’est avec une infinie réserve  mais une profonde nostalgie (versifiée avec talent) que Michèle nous livre, en toute simplicité, un moment déchirant de l’histoire qui, bien que  douloureux, demeure à tout jamais le pan ensoleillé de sa jeune vie. 

    Félicitations et merci Michèle pour ce joli moment        

                                        Mireille TURELLO-VILBONNET

     

     

     


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  • Gérard Muller a publié aux Presses littéraires un roman, Les lauzes de Jujols, et aux Éditions du Net un recueil de poèmes, À la vie, à la mort.

    UN ROMAN, DES POÈMES

    N.B. : outre le Grand Prix spécial de la S.P.A.F., G. Muller s'est vu décerné plusieurs récompenses dans diverses catégories du concours international 2016, dont le palmarès complet est visible sur ce même site dans sa section "Concours". 

     

    UN ROMAN, DES POÈMES


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    Chrysanthèmes fleuris, évoquez leur mémoire

    Et la fugacité de notre propre histoire.

     

    2 Novembre : Jour des Défunts

     

    Nous partons, un par un, nous dépeuplons les rues

    Vers le vieux cimetière où des tombes ventrues

    Recueillent quelques fleurs, tristement, humblement,

    Sur le marbre parfois, le granit, le ciment.

    L’assistance d’ici ne se veut point bavarde

    La paix y règne en maître alors l’esprit musarde.

     

    Ils sont partis déjà dans les ombres du vent

    Mais je les sens si près, moi, triste survivant !

     

    Ils n’ont pu s’éloigner, agrippés comme un lierre

    Au cœur du souvenir imprégné dans la pierre.

    Dans l’air environnant, un quelque chose d’eux

    Demeure, à tout jamais, invisible à mes yeux.

    Je les sens près de moi, présences secourables

    Ils sont, de mon parcours, mânes impondérables.

     

    Ils sont partis déjà dans les ombres du vent

    Mais je les sens si près, moi, triste survivant !

     

    Arrive la saison de joindre la cohorte

    De tous ceux que j’aimais veillant à notre porte,

    Le brouillard hermétique en prolongeant le noir,

    Dans ma mémoire égrène un tintement d’espoir.

    Sans crainte de la mort, calme et prête à la suivre,

    J’admire le couchant qui se teinte de cuivre ;

    Là mon corps enfoui dans un terrain fécond

    Reposera sans croire en l’avenir second.

     

    Ils sont partis déjà dans les ombres du vent

    Mais je les sens si près, moi, triste survivant !

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET

     


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