• Un nouveau dimanche en poésie, "des plus animés et des plus gais", écrit son organisatrice Roselyne Morandi: 

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

                                         Deux poètes invités: Annette Molinier et Pierre Gabarra.
     

    SORÈZE 27 AVRIL

     Un nouveau venu, Philippe Coullaut, nous lit son recueil récemment paru et très joliment illustré "52 fées d'hiver"....

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

    Nouvelle adepte venue de Toulouse.

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     David Bonnal, de la région de Castres, un de nos fidèles, nous lit son travail méticuleux et pertinent sur la polysémie.  Accompagnement au piano par Domie Lebas.  Encore une nouvelle adepte venue de Toulouse.
     SORÈZE 27 AVRIL  

    SORÈZE 27 AVRIL

     

    SORÈZE 27 AVRIL

     Et la rencontre se conclut par les "petits plaisirs d'un goûter assez tardif"!   

    SORÈZE 27 AVRIL

       Photos de R. Morandi

     


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  •  AVRIL 2014: JARDIN

     MON  JARDIN 

     

                                      A la lueur du clair matin

    A l'heure où les  oiseaux s'éveillent

    Je suis allée dans mon jardin

    En passant sous la vieille treille. 

     

    Les roses remplies de rosée

                                      Semblaient  m'accueillir avec joie.

    Longuement, je les regardais

    Et les caressais de mes doigts. 

     

    Tout à côté, près du grillage

    Recouvert de volubilis

    Naissent des violettes sauvages

    Formant  un odorant massif. 

     

    Point n'est jardin sans beaux dahlias

    Aux couleurs nombreuses et vives

    Ils abritent les hortensias

    D'une chaleur trop agressive. 

     

    J'aime les fleurs de mon jardin.

    Je leur consacre de mon temps.

    Ce n'est qu'un tout petit lopin

    Mais il est si beau au printemps ! 

     

    Ce soir, j'irai leur apporter

    De l'eau afin qu'elles survivent

    J'aurai le temps de m'attarder

    Jusqu'à ce que la nuit arrive. 

     

    En passant sous la vieille treille,

    Demain j'irai dans mon  jardin

    A l'heure  où les oiseaux s'éveillent

    A la lueur du clair matin.

     

                                                   Lucienne BARBAROU

      

     

    AVRIL 2014: JARDIN

    Gérardine

      

    Lire dans mon jardin

     

    Lire dans mon jardin des vers de Lamartine,

    Dans l'ombre du tilleul écouter leur chanson,

    S 'enivrer du parfum de la rose églantine,

    Des couplets lumineux récolter la moisson,

    A rejoindre le ciel Jocelyn se destine.

     

    Ô poètes priez que vienne la mousson

    Fertiliser vos cœurs, pour honorer la muse,

    Son message d'amour joyeux comme un pinson,

    Tel un philtre grisant dans chaque être s'infuse.

     

    Des rimailleurs hélas ignorent tout devoir,

    Leurs fades idéaux laissent l'âme confuse,

    Comment pourraient-ils donc simplement m'émouvoir.

     

    Soudain surgit l'éveil d'une strophe crétine,

    Une pensée alors me redonne l'espoir:

     

    Lire dans mon jardin des vers de Lamartine.

     

    Georges Lafon

     

     

    AVRIL 2014: JARDIN

     

     

      Mon jardin au printemps,

    Etendue émeraude au parfum envoûtant,
    Dès les premiers beaux jours survient l'apothéose
    Des jacinthes, oeillets ; bois piqueté de rose,
    Le léger tamaris vers nous ses grappes tend ;

    Il dit "admirez-moi, éclos en cet instant
    Car je ne dure hélas que ce que vit la rose,
    Bientôt mes doigts couverts d'un frais nuage rose
    N'offriront aux matins que leur brun  déroutant

    Dont nous imaginons les corolles fleuries...
    Mais nos yeux s'ouvriront sur nymphes des prairies
    Essaimant  à deux pas, les relais résistants

    De votre abondance, virginales aimées,
    À la saison d'amour, au retour du printemps,
    Ravissement des yeux, corbeilles animées...

    Germaine CARTRO

     

    AVRIL 2014: JARDIN

     

    LE JARDIN DÉLAISSÉ

     

    Du sol sec cent fois rebattu,

    Entre le chiendent et la mousse,

    Obstiné, le narcisse pousse

    Et flamboie à fleur que veux-tu;

     

    L'ancolie et la primevère,

    En sauvageonnes sans façons,

    Aux allées comme au vieux gazon,

    Prodiguent leur graine légère;

     

    L'iris foisonne; du lilas

    Les drageons lutinent les branches;

    Le rosier pimprenelle épanche

    Le fouillis de ses falbalas:

     

    Ô jardin que la main délaisse,

    Paradis perdu sans fracas,

    Fruste éden qui ne songes qu'à

    Fleurir et refleurir sans cesse,

     

    Ô frère naïf de ce Mont

    Où la Muse oubliée sommeille,

    En rêvant qu'un Orphée réveille

    Les rythmes purs que nous aimons!

     

    Marie-José Bertaux


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  • * Le Petit Journal du Tarn-et-Garonne, 25 avril 2014

     

    ANNONCE DU CONCOURS


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  •  GENÊTS ET AJONCS

    Dans les genêts,l'enfance joue ;
    S'y cache faune des halliers,
    Dérangée au creux des terriers
    Par un jeune amour, rouge aux joues...

    Dans les genêts dorés à point,
    Bijoux sertis en la verdure
    Ne les dérangeons, car ne durent
    Que la vieillesse et l'embonpoint !

    Dans les ajoncs, gousses pareilles,
    Aux aguets, le prince charmant,
    Celui dont rêve follement
    La fillette à bouche vermeille...

    Elle avance dans les ajoncs
    Dans l'ignorance des épines,
    En point  de mire, on le devine,
    L'inaccessible en son donjon...


    Germaine CARTRO


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  • Néo-classique

     

    À RENNES- le- CHÂTEAU

     

    C’était par une nuit où le vent en bourrasques, 

    Essorait les genêts et sentait le fagot 

    Comme ces exaltés ignorants et fantasques 

    Qui mêlent le Cathare à l’or du Wisigoth.

     

    De tout son pauvre fer grinçait la girouette 

    D’un castel offusqué de n’avoir plus de fief, 

    Et la tour Magdala* lançait sa silhouette 

    Contre un ciel sombre, lourd, qui gommait le relief.

     

    Je regardais dormir la villa Béthanie*, 

    Dans la nuit tourmentée, je perçus une voix, 

    Emma Calvé chantait « L’air de la calomnie »… 

    On rêve ce qu’on croit, tout éveillé parfois.

     

    Mais qu’espérais-je enfin ? Voir l’ombre de Saunière, 

    Seule, déambuler sur le long promenoir ,

    Où dire dans les bois sa messe buissonnière ? 

    Quand sauta sur ma jambe un petit matou noir.

     

    Est-ce un oiseau nocturne ou le pan d’une étole 

    Qui me frôla le front et me glaça le cœur ? 

    Le félin sous le bras et la cervelle folle, 

    Je m’enfuis tout trempé de mauvaise sueur.

     

    Le temps passe bien vite et, quand on m’interroge : 

    « Á Rennes-le-Château, qu’as-tu donc dérobé ? » 

    Je montre mon vieux chat ronronnant sous l’horloge, 

    Et je dis, en riant : « Mais…l’âme de l’abbé ! » 

     

                                                Frédéric ROCHE 

     

    *Diverses constructions de l’abbé Saunière.

     


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