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    AU COLISEE

     

    Une foule ignare

    Grossière et barbare,

    S'interpelle, en joie.

     

    La matrone vive,

    Avec ses convives,

    Plaisante et festoie.

     

    Vite ils se préparent,

    C'est de la fanfare

    L'appel éclatant...

     

    Les attraits du cirque

    Rallient, impudiques,

    D'insolentes gens...

     

    Le jeune homme imberbe,

    Arbore, superbe,

    Sa toge virile

     

    S'il a de la chance, en si faste jour

    Il verra Clélia, lui fera la cour...

     

    La panthère en cage,

    Que la faim outrage,

    Feule impatiemment ;

     

    Elle avance, hagarde,

    Sur la piste où darde

    Ses rayons brûlants

    Un soleil en fête,

    Qui déjà s'apprête

    Au festin sanglant ...

     

    Des gradins s'élève un énorme cri,

    L'animal félin défendra sa vie.

     

    Fort et entraîné, vois le rétiaire

    Qui de son filet, la recouvre entière..

     

    Plus elle s'effraie et elle se lie ;

    Elle se débat, les spectateurs rient..

     

    N'imploreront point ses fiers yeux d'agate,

    Subiront la loi du bel idolâtre

     

    Il brandit le glaive

    Puissant, acéré ;

    D'un seul coup achève

    La bête épuisée...

     

    Grandit l'appétit du public hurlant,

    Saoûlé de chaleur, d'odeurs et de sang !

     

    La plèbe réclame des jeux et du pain,

    Sa voracité n'attendra demain !

     

    ... Corps déchiquetés,

    Et joutes navales,

    ...Gladiateurs musclés,

    ...Pouces retournés

    Tapage infernal...!

     

    Germaine Cartro


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    INSTABILITÉ

     

    On l'appelle maître valet

    Le maître a d'autre chose à faire !

    Son valet connaît son affaire,

    Pour l'instant maître de ballet ;

     

    Sa femme, bonne cuisinière ;

    S'il est plus maître que valet,

    L’enfant grandit, point maigrelet,

    Du castel le porte-bannière...

     

    Ils ne se reposent jamais.

    Personne n'est indispensable,

    Avenir bâti sur du sable,

    Ils soufflent un peu désormais...

     

    Le valet ne commande en maître,

    Il lui suggère simplement

    Et le pourquoi, et le comment,

    "Quel valet !" opine le maître ! 

     

    Leur fils aîné, garnement roux,

    Aurait intérêt à se taire, 

    « Calme-toi, redescends sur terre !

    Gare du maître le courroux ! » 

     

    Le valet, sa charcutière,

    Gouvernant sans en avoir l'air,

    Font profil bas, ils ont du flair :

    Rien d'acquis jusqu'à mise en terre ! ... 

     

    Germaine CARTRO

     


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    Association loi 1901

     

    Centre culturel Bellegarde - 17 Rue Bellegarde - 31000 Toulouse

     JEUDI 6 FEVRIER 2014 à 20H30

     AUDITORIUM du CENTRE CULTUREL BELLEGARDE

           CONFERENCE - CONCERT

     

    CONFERENCE

     Le STRESS chez les artistes

     Nicolas de Schryver

     Psychanalyste

     

    CONCERT

     CHANT et GUITARE

     

    10 € pour les non adhérents

     5 € pour les adhérents, étudiants,

     chômeurs,membres du cercle Bellegarde 

    Adhésion annuelle : 10 € 

              contact : art.medecine@free.fr ou 06 78 41 56 20

     

     


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  • * La Dépêche du Midi, édition du Tarn-et-Garonne, 21 janvier 2014

     

    MUSICIEN ET POÈTE


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    Marie-Claude Côme, de Dinard (35), nous offre ces trois poèmes:

     

    Papa

     

    D'aussi loin que surgissent mes souvenirs
     
    Ce sont d'abord ses yeux clairs que je vois venir
     
    Puis ses cheveux blonds sa moustache bien taillée
     
    Il mange avec nous dit Maman un peu gênée

    Du haut de mes cinq ans j'ai demandé
     
    C'est quoi ton nom il a ri et dit : Dominique
     
    Moi c'est Marie-Claude et des pâtes à manger
    Ça
    te plaît? Quel beau sourire alors Dominique

    Nous étions trois petits il a ouvert ses bras
     
    Il a donné son cœur est devenu Papa
     
    Le soleil brillait dans les yeux de notre mère
     
    Magicien il nous a ramené la lumière

    Il a donné son temps de son travail le fruit
     
    Sans jamais compter sa peine et juste pour lui
     
    Pour lui qui maintenant siège parmi les anges
     
    Recevoir notre amour et le sien en échange

    Il était sévère avec un cœur généreux
     
    Quand Maman menaçait nous le craignions un peu
     
    Mais le baiser de son pardon était si doux
     
    Mes frères et mes sœurs vous en souvenez-vous?

    Nous fûmes sept alors tous unis grâce à lui
     
    Tous pareils à ses yeux fier de nous avoir conduit
     
    Sur les chemins de la vie avec notre Mère
     
    A son bras aussi pour toujours dans sa lumière 

     

     

    OPHELIE 

     

    Les fleurs abandonnées au fil de l'eau
    Ont flotté longtemps là où l'onde s'est brisée
    Les feuilles suspendues ont quitté l'alizée
    Un instant de silence a figé les oiseaux

    Un lent tourbillon s'étire entre les deux rives
    Le jour qui se lève allonge un reflet de sang
    Puis revient inexorable le cours du temps
    Au fond de la rivière un souvenir dérive

    Revenir juste avant la faille irréparable
    Avant que le flot n'emporte au loin nos désirs
    Nos rêves insensés d'amour et de plaisir
    Retenir le fil des jours le rendre incassable

    Mais trop tard jamais ce carrousel en arrière
    Ne tournera. Il faut rejoindre sa cadence
    Se forcer à vivre et malgré ce froid immense
    Ne pas plonger là tout au fond de la rivière.

    Pourtant s'y reposer j'en ressens l'attirance
    Si facile serait de s'y laisser glisser
    S'endormir à jamais, dernier geste esquissé
     Éteindre
    ma mémoire oublier ma souffrance 

     

     

    Pour tricoteuse avertie

     

    Cours fil de laine sur l'aiguille de la vie
    Une maille à l'envers une maille à l'endroit
    Un point par ici un point par là et tout droit
    Diagramme du destin que rien ne dévie

    Il faut suivre le modèle et comme asservie
    Tout est compté recompté et mesuré cent fois
    Mais tu files inexorable entre les doigts
    Parfois un nœud à démêler avec l'envie

    De jeter la laine et l'ouvrage et de détruire
    Ce pourquoi on a mis si longtemps à construire
    Augmentations diminutions tout est inscrit

    Inutile de voir s'envoler les oiseaux
    A la fin tu poseras l'aiguille et le bruit
    Résonnera du fil tranché par les ciseaux

     

     


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