• France Culture propose pendant l'été, du lundi au vendredi, entre 15 et 16 heures, une émission consacrée à la poésie:

    La poésie n'est pas une solution. Programme sur le site, à l'adresse ci-dessous:

    http://www.franceculture.fr/emission-la-poesie-n-est-pas-une-solution

      

    ou dans votre hebdomadaire télé!

      

      


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    1866-2012

     

     

    Qui se souvient encor du vieux « Temps des cerises »,

    Ces fruits, d’un espoir fol, éclatants de beauté ?

    La chanson promettant bonheur et liberté,

    Paris se soulevait de mille âmes éprises ?

     

    Ses sentences, hélas ! demeurent incomprises !

    Pour un peuple  de gueux, famélique, exploité :

    Un déchirant appel, mais qu’en a-t-il été ?

    Aujourd’hui, de l’amour évoquent les traîtrises.

     

    Cet air que l’on entonne hissant les barricades,

    Quand les destins rompus se brisent en cascades,

    Du sang des communards a taché le drapeau.

     

    Devenu, par miracle, une dernière danse,

    Désespoir éternel qu’on emporte au tombeau,

    Tout est charme et langueur…aussi,  lorsqu’on y pense… 

     

     

    Annette RUFLET et Mireille TURELLO-VILBONNET

     


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  • ART ET POÉSIE n°219 

     Belle couverture fleurie... où le titre se perd un peu.

    Comme annoncé, on trouve, dans les premières pages, l'invitation et, dans les dernières, le bulletin d'inscription pour le Congrès international 2012 à Paris.

    Parmi les poèmes, certains se distinguent par leur générosité (Des chemins de promesses), d'autres par leur humour (Supplique à l'infidèle), leur délicatesse (Paysages intérieurs, Le guet), leur ardeur militante (Reviens! Gautier, Sonnet, sonnet donc)... ou le fait de ne pas être exactement ce qu'ils annoncent (un sonnet en vers inégaux et aux rimes...également... inégales est-il encore un sonnet?); quelques-uns, malheureusement, souffrent de coquilles ("...en la nuit de mon cœur étincellent ses yeux...", "...tu pansais mes écorchures...").

    Enfin, les poètes de Midi-Pyrénées se réjouiront de voir mentionner dans ce numéro leur dynamisme et d'y retrouver, par écrit, l'éloge d'un roman de Max-Firmin Leclerc, éloge dont ils ont eu la primeur orale!

     (Et merci à la délégation de la SPAF en Lorraine à laquelle j'emprunte l'image!)


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    L’ARBRE ET LE POÈTE

     

     

    Métaphore absolue inspirant le poète,

    L’arbre a troublé son âme au-delà de ses vers

    Et, par son symbolisme englobant l’univers,

    Fit naître sous sa plume une ineffable quête.

     

    Éperdu de douleur devant le bûcheron,

    Ronsard, un jour, chanta sa forêt de Gâtine,

    Afin d’en éloigner l’immonde guillotine

    Pourchassa, de ce lieu, le sinistre larron.

     

    Le saule romantique, avec ses douces larmes,

    Fit vibrer de plaisir le si tendre Musset,

    Quand son jupon mouvant devant lui frémissait

    Il se sentait alors prisonnier de ses charmes.

     

    Lamartine, à son tour, voulut prêter sa voix

    Au cèdre incorruptible, image de noblesse,

    À ce chêne divin, puissant, que rien ne blesse…

    Tout près des goliaths naît l’impossible choix…

     

    Je veux, avec louange, écrire ce poème

    Pour chanter leur splendeur et leur sacralité,

    Et je ne peux que dire, admirant leur beauté :

    « Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime ».*

     

     

    * Les Contemplations (Victor Hugo)

      

     

                 Mireille TURELLO-VILBONNET

                                  Premier prix du jury

                                  Grands prix internationaux

                                                                              de la SPAF 2012

      

      

     


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    VOYAGE ONIRIQUE

     

     

    Je connais les sentiers d’un royaume paisible

    Où la plume amicale emporte les sanglots

    Mais ne sait le parfum de la beauté des mots

    Qui dansent dans la brume au-delà du visible.

     

    Marée obscure et lente, à nos yeux illisible,

    Du monde imaginaire irisé de halos,

    L’aquarelle-bonheur,  menthes et mélilots,

    Rend aux vagues des jours l’espérance plausible.

     

    Le tourment s’effiloche en des rivages bleus,

    La promesse renaît d’horizons fabuleux,

    Encre mon parchemin des nuances d’aurore.

     

    Sous l’ambre de la nuit le chagrin s’est perdu.

    L’opacité du ciel sur l’onde s’évapore…

    Par les ruisseaux du vent retentit l’impromptu.

      

      

      

    Aline MUSCIANISI et Mireille TURELLO-VILBONNET

     

     

     


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