•  

     

     

       

     

    PLUME VOLE…       

     

     

     

    Oui l’illustre Boileau nous donne ce conseil :

     

    « Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage »,

     

    Il faut donc se contraindre et, reprenant courage,

     

    Vouloir offrir au vers un brillant sans pareil.

     

     

     

    Du matin hésitant à l’ultime soleil,

     

    Forgeons l’alexandrin d’abord frêle mirage ;

     

    Sous la plume attentive évitons le naufrage,

     

    Obvions à l’impur d’un stérile réveil.

     

     

     

    Redorons le vocable avec rythme et musique

     

    Pour retrouver, perdu, l’élan métaphysique

     

    Afin d’élever l’âme au-delà du réel.

     

     

     

    De la rime dansante et finement choisie,

     

    Enfin goûtons la paix d’un monde intemporel,

     

    Reflet délicieux, sublime poésie !

     

     

     

     

     

    Mireille TURELLO-VILBONNET & ALINE MUSCIANISI

     

                                      Avril 2012

     

     

     

     

      

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Amitié

     

    Si les amis n’étaient pas là,

    Si l’on vivait en solitude,

    La vie aurait un air de glas,

    Nos fous rires en décrépitude.

     

    Si les amis n’étaient pas là,

    Si on boudait ce tête à tête,

    Adieu paillette et falbalas,

    Il n’y aurait pas jour de fête.

     

    Si les amis n’étaient pas là,

    Quand notre vie est dans la peine,

    Rien pour consoler ton cœur las,

    Aucune main serrant la tienne.

    Si les amis n’étaient pas là,

    Si nul ne franchissait la porte,

    Le quotidien serait bien plat,

    Sans cet échange qu’on apporte.

     

    Si les amis n’étaient pas là,

    Que tristes seraient nos dimanches,

    On n’entendrait plus « les voilà

    Mettons vite la nappe blanche ».

     

     


    votre commentaire
  •   DIALOGUE DANS MON JARDIN

     

       

      

    Dialogue dans mon jardin

     

      

     Où vas-tu ainsi dame coccinelle

    Sur mes beaux soucis promenant tes ailes ?

     

    Mais voir mon amie dame libellule

    Tenir avec elle grand conciliabule

     

    A propos de quoi ce conciliabule ?

    A propos de rien, juste une virgule

     

    Juste une virgule ? Et le point alors ?

    Le point, sans virgule, n’est qu’un point qui dort !

     

    Qui dort sur tes ailes, dame coccinelle

    Combien en as-tu ? Et pas de virgule ?

     

    Sur mon dos, ma foi, moi je ne supporte

    Que des points bien noirs qu’il faut que je porte !

     

     

      

      


    votre commentaire
  •  

     

    Sais-tu bien ?

     

    Sais-tu bien qu’une fleur ne fleurit qu’une fois ?

    Tu m’as dit : «  Que fais-tu au milieu de l’allée

    A contempler tes fleurs, que tu vois maintes fois ?»

    Je sais. Mais aujourd’hui, lumière inégalée,

    J’ai aperçu sa grâce ; en sa superbe pose

    Sur sa tige penchée, instant si surprenant

    Et je suis resté là, parlant à cette rose,

    Et je cherche cet angle unique et étonnant

    Où j’ai vu devant moi, cette fleur qui s’éveille.

    Elle est belle, à présent tout juste maintenant,

    Epanouie de vie et fragile merveille ;

    Dont la splendeur hélas ne dure qu’un moment.

     

    Sais-tu bien qu’une fleur ne fleurit qu’une fois ?

    Que l’instant est si bref, son âme volatile.

    Elle est si insolente et si tendre à la fois.

    Sa beauté est unique et pourtant, elle est mille.

     

    Demain sera trop tard et j’en verrai tant d’autres !

     

    … Oui mais…pas celle là, celle là justement,

    Dont le destin trop court, est si pareil aux nôtres.

    Je la quitte à regret, reculant lentement,

    Car elle était merveille, avait ému mon âme.

    «  Mais que fais-tu donc là, au milieu du jardin ?

    Que regardes-tu là,  avec autant de flamme ?

    -         Un détail important, mais pour d’autres, anodin :

    Sais-tu bien qu’une fleur ne fleurit qu’une fois ? »

     

    Yvanne  GIGNAT 1997

      

      

     


    votre commentaire
  •   

    Sable émouvant

     

    Combien faut-il de grains pour semer un désert ?

    Couvrir immensément ses dunes colorées

    De poudre de silice aux doux reflets dorés,

    Combien faut-il de grains pour semer un désert ?

     

    Combien faut-il de temps pour franchir un désert ?

    En cherchant l’oasis à la source divine

    Du mirage au réel au creux de la ravine,

    Combien faut-il de temps pour franchir un désert ?

     

    Combien faut-il de cœur pour aimer le désert ?

    Et ses peuples en bleu, silhouettes légères

    Balançant doucement dessus leurs dromadaires,

    Combien faut-il de cœur pour aimer le désert ?

     

    Combien faut-il d’envie pour survivre au désert ?

    Quand l’homme abandonné et perdant la raison

    Ne voit plus que la mort au fond de l’horizon,

    Combien faut-il d’envie pour survivre au désert ?

     

    Combien faut-il de mots pour dire le désert ?

    Aucun, ou des milliers qu’on ne saurait trouver

    Pour faire au parchemin une ultime beauté,

    Combien faut-il de mots pour dire le désert ?

     

                                                                                        Chantal Crabère janvier 2011

     

    Thème du printemps des poètes 2011: infinis paysages


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires